Une journée avec…
« Te lever à 3h du matin pendant que tout le monde dort, pour que la ville ait du pain frais à 7h. C'est un choix de vie, pas juste un métier. »

Fabriquer du pain, des viennoiseries, parfois des pâtisseries, de A à Z : pétrir la pâte, la laisser pousser, façonner, cuire, et vendre le résultat le matin même. Un métier physique — tu portes, tu pétris, tu es debout des heures devant un four à 250°C — et un métier de précision : un excès de levure ou deux minutes de cuisson en trop, et la fournée est ratée.
Réveil à 3h30. Je suis au fournil à 4h, seul dans le silence — c'est mon moment préféré de la journée, avant que tout s'accélère. Je lance les premières fournées de pain, je façonne les croissants pendant que la première cuisson dore. Vers 6h, ma collègue arrive pour ouvrir la boutique, et là ça devient une course : il faut que tout soit prêt et chaud pour les premiers clients à 7h. Le reste de la matinée, j'enchaîne les cuissons, je nettoie, je prépare la pâte du lendemain qui doit reposer toute la nuit. Vers midi, la boutique se vide, je fais les comptes et je rentre. Je suis couché à 21h — impossible de sortir le vendredi soir comme tout le monde, mais j'ai mes après-midis libres que personne n'a.
« J'ai fait un stage de 3ème chez le boulanger de mon quartier et j'ai adoré l'odeur du pain chaud à 5h du matin, ce truc que personne d'autre ne sent à cette heure-là. Je me suis dit : ça, je veux le faire tous les jours. »
Tu crées un produit concret, utile, que les gens attendent avec impatience. Tu peux ouvrir ta propre boutique un jour.
Les horaires détruisent ta vie sociale classique — lever avant l'aube, dodo tôt, travail le samedi. Le corps encaisse (dos, poignets, chaleur).
Niveau d'accès : CAP (2 ans après la 3ème, en apprentissage)
Formations : CAP Boulanger, BP Boulanger
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